Masisi : un calme relatif sur différentes lignes de front dans la chefferie des Bahunde

Un calme relatif signalé sur toutes les lignes de front depuis la matinée de ce vendredi 29 mars, un jour seulement après l’éclatement d’une série d’hostilités opposant les rebelles du M23 aux éléments des FARDC alliés aux jeunes combatants dits «Wazalendo», hier jeudi 28 mars, dans les montagnes surplombant l’agglomération de Bweremana, précisément à Kashingamutwe et Kirumbu, dans le groupement de Mupfunyi Shanga, chefferie des Bahunde au Nord-Kivu.

Selon le conseil local de la jeunesse dans cette région, la journée s’annonce calme, à l’exception des changements de dernière minute, tandis que les forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC), aux côtés des jeunes resistants dits « Wazalendo», se positionnent dans certaines positions militaires qui étaient précédemment sous le contrôle des assaillants.

« C’est calme dans la zone depuis les affrontements d’hier dans les groupements Mupfunyi Shanga, au niveau de Kashingamutwe et Kirumbu, des montagnes surplombant la cité de Bweremana. Tout se passe bien, nos vaillants militaires sont là, ils n’ont peur de personne car ils se connaissent bien. Leur action est remarquable », déclare Claudius Buhazi du CLJ local.

Cette accalmie est également observée dans les environs de Sake, une cité qui reste déserte suite aux affrontements répétés dans et autour de celle-ci, en territoire de Masisi.

Une reprise de la circulation est signalée sur la route Kitshanga-Goma depuis la soirée de jeudi dernier, malgré la tension perceptible entre les deux parties en conflit, à savoir les rebelles du M23 et les FARDC/Wazalendo dans cette zone qualifiée de rouge.

Claudius Buhazi, cadre au sein de cette structure de jeunes, profite de cette occasion pour appeler la population à éviter de se rendre dans des zones encore chaudes ou sous contrôle de l’ennemi afin de se protéger contre tout danger lié aux agresseurs.

« Je conseille vivement à ceux qui se rendent dans des villages encore occupés par le M23, notamment Kirotshe et Ngumba, de suspendre leurs déplacements. Il n’est pas prudent de se rendre dans un milieu occupé par les rebelles. Les services de sécurité, tels que l’ANR et la DGM, doivent surveiller ces déplacements et interdire aux passagers de s’y rendre », insiste-t-il.

Malgré les dangers présents dans les zones en insécurité, certaines populations continuent de s’y rendre pour se procurer de la nourriture, ce qui entraîne des victimes des bombes larguées par l’ennemi.

La rédaction

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